Sonntag, 10. April 2016

Calcul du TCO : les bonnes question

Didier Sale
Le TCO (Total cost of ownership) était à l’honneur le 10 mars dernier lors des Jeudis de l’Expertise Achats, organisés par la CDAF. L’occasion de sortir des visions dogmatiques relatives à l’étude des coûts globaux et de se pencher sur des approches tenant compte des spécificités de chaque secteur.

La solution absolue à déployer dans toutes les directions achats pour déterminer le TCO n’existe pas. Mieux vaut mettre en place des réponses qui prennent en compte les spécifi cités de chaque domaine d’activité, afi n d’être véritablement pertinent », résume Didier Sallé, directeur des achats groupe chez Atalian, spécialiste du facility management, et président de la CDAF Île-de-France. Bon nombre de spécialistes partagent cette approche quant à l’analyse des dépenses globales, qui renferment généralement une multitude de coûts dont la nature diffère selon les secteurs.

Le coût global d’un achat est en réalité composé du coût d’acquisition, du coût d’usage et du coût de fi n de vie. Ce dernier peut peser lourd, comme en témoigne l’exemple des centrales nucléaires dont le coût du démantèlement, longtemps mal évalué, fait augmenter le prix du kWh. « Nous avons considéré qu’il est indispensable d’ajouter à ces trois familles de dépenses deux autres briques : le risque RSE, qui peut être en rapport avec des accidents potentiels, des problématiques de délais de paiement, de processus d’achats du donneur d’ordre, ainsi que les opportunités RSE que représente par exemple le soutien à l’emploi local, à des entreprises de secteurs protégés », indique Éric Boespfl ug, fondateur du cabinet Boespfl ug & Associés et auteur d’une méthodologie TCO élaborée avec la Médiation interentreprises.

À chaque domaine sa recette
La solution idéale qui vient à l’esprit pour le calcul du TCO est un algorithme permettant d’aboutir à une vision claire du poids respectif de ces cinq briques, une estimation des coûts relatifs à chacune des briques, et une estimation fi ne des coûts inhérents au risque RSE et aux opportunités RSE. Les coûts étant très variables d’une catégorie d’achat à une autre, « le constat est que l’outil logiciel miracle dans ce domaine n’existe pas. En l’état actuel des choses, à chaque domaine d’activité son algorithme. Donc la question demeure : comment intégrer le TCO sur des portefeuilles achats de plusieurs millions, voire plusieurs milliards d’euros », poursuit Éric Boespfl ug.

Deux voies d’exploration s’avèrent intéressantes. D’une part, le but est d’aider l’acheteur à se poser les bonnes questions. La plupart des algorithmes en place actuellement sont la création de l’acheteur et donc ne traduisent que sa vision personnelle de la situation, qui peut manquer de pertinence et occulter des facteurs essentiels. D’autre

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