Le TCO (Total cost of ownership) était à l’honneur le 10 mars
dernier lors des Jeudis de l’Expertise Achats, organisés par la
CDAF. L’occasion de sortir des visions dogmatiques relatives à
l’étude des coûts globaux et de se pencher sur des approches
tenant compte des spécificités de chaque secteur.
La solution absolue à déployer
dans toutes les directions achats
pour déterminer le TCO n’existe
pas. Mieux vaut mettre en place
des réponses qui prennent en compte les
spécifi cités de chaque domaine d’activité,
afi n d’être véritablement pertinent »,
résume Didier Sallé, directeur des
achats groupe chez Atalian, spécialiste
du facility management, et président de
la CDAF Île-de-France. Bon nombre de
spécialistes partagent cette approche
quant à l’analyse des dépenses globales,
qui renferment généralement une
multitude de coûts dont la nature diffère
selon les secteurs.
Le coût global d’un achat est en réalité
composé du coût d’acquisition, du
coût d’usage et du coût de fi n de
vie. Ce dernier peut peser lourd,
comme en témoigne l’exemple des
centrales nucléaires dont le coût du
démantèlement, longtemps mal évalué,
fait augmenter le prix du kWh. « Nous
avons considéré qu’il est indispensable
d’ajouter à ces trois familles de dépenses
deux autres briques : le risque RSE, qui
peut être en rapport avec des accidents
potentiels, des problématiques de délais de
paiement, de processus d’achats du donneur
d’ordre, ainsi que les opportunités RSE
que représente par exemple le soutien à
l’emploi local, à des entreprises de secteurs
protégés », indique Éric Boespfl ug,
fondateur du cabinet Boespfl ug &
Associés et auteur d’une méthodologie
TCO élaborée avec la Médiation
interentreprises.
À chaque domaine sa recette
La solution idéale qui vient à l’esprit
pour le calcul du TCO est
un algorithme permettant
d’aboutir à une vision
claire du poids respectif
de ces cinq briques, une
estimation des coûts
relatifs à chacune
des briques, et une
estimation fi ne des
coûts inhérents au
risque RSE et aux
opportunités RSE. Les coûts étant très
variables d’une catégorie d’achat à une
autre, « le constat est que l’outil logiciel
miracle dans ce domaine n’existe pas. En
l’état actuel des choses, à chaque domaine
d’activité son algorithme. Donc la question
demeure : comment intégrer le TCO sur des
portefeuilles achats de plusieurs millions,
voire plusieurs milliards d’euros », poursuit
Éric Boespfl ug.
Deux voies d’exploration s’avèrent
intéressantes. D’une part, le but est
d’aider l’acheteur à se poser les bonnes
questions. La plupart des algorithmes
en place actuellement sont la création
de l’acheteur et donc ne traduisent que
sa vision personnelle de la situation,
qui peut manquer de pertinence et
occulter des facteurs essentiels. D’autre

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